SALIM HASSAINE FOOTBALL CAREER IN LE BUTEUR

«Super Salim»  Hassaïne,

un Algérien …

…de 15 ans à Tottenham

http://www.elheddaf.com/voir-pdf.php?pdf=73

SALIM HASSAINE FOOTBALL CAREER IN LE BUTEUR all2-407-300x225

  «Je connais Zidane, Nasri, Bouazza…

     et le Mouloudia !»  

Un Algérien né en Algérie et évoluant à Tottenham Hotspurs Academy, est-ce une blague ? Non, ce n’est pas un poison d’avril. A 15 ans, Salim Hassaïne est bel et bien l’un des joueurs phares de l’académie du célèbre club anglais.

Gravissant les échelons un par un, il est parvenu à la porte de la Premier League, le plus prestigieux championnat de football au monde. Le Buteur est allé à la rencontre de cet espoir inconnu du football algérien que les journalistes de Londres ont affublé du surnom de «Super Salim».

 

Champion scolaire à 7 ans

 

Né le 8 février 1994 à Raïs Hamidou (ex-Pointe Pescade) à Alger, Salim Hassaïne ne sentira pas longtemps l’air marin de la Méditerranée. En effet, alors qu’il a presque six mois, il quitte l’Algérie avec ses parents, tous deux journalistes, pour s’installer à Londres. Son histoire d’amour avec le ballon débute alors qu’il commençait à peine à marcher. N’est-il pas dans le pays qui a vu naître le football ?

 

«J’ai lu sur Le Buteur le reportage consacré au petit prodige algérien de Roubaix, Madïn, et j’ai visionné des vidés sur lui. Je peux vous assurer que Salim était comme lui lorsqu’il était enfant», se souvient Réda, le père. Une scène demeure gravée dans sa mémoire : Salim descendant les marches menant vers la petite courette de leur ancienne demeure en faisant des roulettes à la Zidane avec le ballon.

 

«Je voyais qu’il aimait jouer avec un ballon, mais je pensais que cela ne dépasserait pas le stade du loisir et de l’amusement de gosse.» Mais voilà qu’un petit événement lui fait définitivement comprendre que c’était plus sérieux qu’un loisir. «Un jour, alors qu’il avait 7 ans, il est rentré de l’école avec deux coupes dans les mains.

 

C’était celles de Champion Soccer School (champion scolaire) et Star Pupil (meilleur élève footballeur). Je lui ai demandé ce que c’était, et il m’a dit que son équipe à l’école a été sacrée championne scolaire de la commune et qu’il avait été désigné meilleur joueur. Là, j’ai décidé de le placer dans des écoles de football pour voir jusqu’où il pouvait aller.» 

 

39 buts à sa première saison, 47 à sa troisième :

C’est «Super Salim » !

Première école, en 2002 : Hawks Athletic, dans le borrow (district) de Islington, dans le nord de Londres. Sa première saison est tonitruante : meilleur joueur de la saison, 39 buts inscrits et finaliste de la Challenge Cup dont il a été désigné homme du match grâce aux deux buts qu’il a inscrits.

 

Cela ne pouvait mieux commencer. La deuxième saison est à peine moins brillante : meilleur joueur de la saison avec «seulement» 34 buts inscrits ! C’était clair : Hawks Athletic n’était pas de son niveau. «Je l’ai alors fait passer à un niveau supérieur en le plaçant dans un club de jeunes plus huppé : Highbury Falcons.

Le résultat a été foudroyant : meilleur joueur de la saison avec… 47 buts inscrits !», raconte le papa non sans une fierté légitime. La saison d’après (2005-2006), Salim Hassaïne passe un cran au-dessus en jouant dans une académie de football, Independant Football Academy, très connue dans le nord de Londres. Là, le petit Algérien, âgé alors de 11 ans et demi, remporte son premier titre : la FA London County Cup.

 

Comme lors des années précédentes, il fait preuve d’un panache rare dans ses prestations, faisant des merveilles avec son pied gauche, son arme fatale. Même la presse locale est emballée par le petit prodige et lui donne le surnom de «Super Salim». C’était d’autant plus impressionnant que Independant Football Academy est l’une des écoles de jeunes dans lesquelles puisent les gros noms du football londonien.

 Vainqueur et meilleur joueur du Tournoi d’Arsenal avec Fulham

Alors, le petit Hassaïne sera-t-il sollicité par Arsenal, le club phare du nord de Londres et, surtout, son club de cœur ? Pas encore, car «Arsène Wenger ne s’intéresse à un jeune joueur qu’une fois qu’il a 16 ans», explique Réda Hassaïne.

 

Ce dernier choisit pour son fils un club où il pourrait avoir sa chance : Fulham, club de l’ouest de Londres propriété de l’Egyptien Mohamed Al Fayad. Une question lui turlupinait l’esprit : Salim parviendra-t-il à s’imposer au sein de l’académie d’un vrai club de l’élite anglaise ou bien son niveau est-il seulement celui des académies de quartiers ?

 

La réponse arrive dès la première saison : il remporte avec Fulham le Tournoi d’Arsenal, célèbre tournoi annuel regroupant les académies de football de la capitale anglaise, en inscrivant pas moins de 6 buts. Plus même : il est élu meilleur joueur du tournoi.

 

C’est tout aussi naturellement qu’à la fin de saison, la Fulham FC Academy le désigne comme son meilleur joueur de l’année. «C’est à ce moment-là que j’ai été définitivement convaincu qu’il a le niveau pour s’imposer en Angleterre», assure son papa. «Il a gravi tous les échelons en commençant de l’équipe de son école. A chaque cap franchi, on se demandait s’il avait atteint ses limites, mais il montrait davantage de talent année après année. Sa marge de progression est encore énorme.»

 

Cette assurance est renforcée par une prestation plus qu’honorable, durant la même saison, à un tournoi international, le Tournoi Pisani, à Florence (Italie), avec la participation des académies du Milan AC, de Pise, d’Empoli et de la Juventus. C’était son premier tournoi international et il y a inscrit 4 buts. Il prend part à ce même tournoi la saison d’après (2007-2008), marquant 3 buts, et aussi au Tournoi de Barcelone avec la participation de Salamanca et de Gymnasium, inscrivant 2 buts.

 

Anderlecht le prend,  mais il ne s’adapte pas

 

Après deux saisons pleines à Fulham, il est clair que Salim Hassaïne commence à attirer l’attention des recruteurs des grands clubs. L’été dernier, l’un d’eux se manifeste, celui de Tottenham. Le challenge est intéressant pour plusieurs raisons : Tottenham est plus huppé que Fulham, de nombreux grands joueurs sont sortis de l’académie de Tottenham et, surtout, c’est un club du nord de Londres, dont l’académie n’est pas loin du quartier où habitent les Hassaïne.

 

Or, le père du joueur reçoit une offre d’emploi à la Commission européenne, à Bruxelles. Comme il voulait suivre l’évolution sportive de son fils, il l’emmène avec lui en Belgique et l’inscrit à Anderlecht, le plus prestigieux des clubs belges. «Anderlecht l’a pris tout de suite. Le club était tout content de l’avoir.»

 

Le hic est que Salim n’est jamais parvenu à s’adapter à la vie bruxelloise. Le handicap de la langue, en dépit de ses efforts pour apprendre le flamand (le néerlandais) et le français, le changement d’habitudes et d’environnement et une scolarité pas évidente dans un nouveau pays l’ont fait détester la Belgique. «Vraiment, il ne se sentait pas à l’aise. Alors, pour ne pas briser son élan dans le football, j’ai quitté mon poste à la Commission européenne en décembre dernier et je suis rentré à Londres avec lui. C’est un sacrifice que j’ai fait, mais si on ne se sacrifie pas pour son fils, pour qui le ferait-on ?»

Sollicité par Tottenham, il s’éclate

Une fois rentré en Angleterre, Réda Hassaïne reprend langue avec le recruteur de Tottenham et lui dit si sa proposition tient toujours. La réponse est positive. Ainsi, Salim est désormais à l’académie de Tottenham dans laquelle il a retrouvé ses sensations. Normal, car il a retrouvé son environnement !

 

«Voyez comme il est bon !», nous dit son père en nous montrant son fils en plein entraînement à l’académie. A 15 ans, l’objectif désormais est de bien tenir encore deux ans, car c’est à l’âge de 17 ans qu’un jeune joueur signe son premier contrat professionnel… s’il fait partie des chanceux qui seront retenus.

 

«Regardez : ils sont une vingtaine ou une trentaine de son âge, sans compter tous les autres qui évoluent dans d’autres catégories d’âge. Il se pourrait que personne d’entre eux ne soit retenu par Tottenham, une fois ayant atteint leurs 17 ans. C’est très dur, le haut niveau. Moi, j’ai bon espoir pour Salim, car lorsque Tottenham m’a contacté à son sujet, il était leur premier choix parmi 200 joueurs suivis.»

 

Objectif : signer un contrat  pro à 17 ans

L’optimisme de Réda est mesuré, mais il est réel. Sa plus grande fierté ? «C’est d’entendre des gens dire, lorsque j’assiste aux matches, que Hassaïne est un joueur fabuleux. Vous ne pouvez pas imaginer mon bonheur à cet instant-là. Il faut être père pour comprendre ça. Et moi, je leur dis, fièrement : il est Algérien et musulman.» C’est qu’il a beaucoup souffert ces dernières années pour que son fils perce. «Je lui donne tout ce qui peut l’aider dans sa carrière. Je satisfais le moindre de ses besoins : souliers, ballons, transport… Sa mère s’occupe de sa scolarité et moi de son évolution dans le football.

 

J’en suis même arrivé à adapter mon travail et mon emploi du temps à ses horaires d’entraînement, car comme les terrains d’entraînement sont à la périphérie de la ville, on ne peut y aller qu’en voiture. Je l’attends chaque jour à la sortie de l’école pour l’emmener à la salle couverte où il s’entraîne en semaine et, chaque samedi, je me réveille tôt pour l’emmener au terrain en plein air de l’académie. Je fais cela inlassablement tous les jours avec un seul objectif : qu’il décroche un contrat professionnel dans deux ans, à l’issue de sa formation.»

 

Si cela se faisait, ce serait un aboutissement et l’assurance d’une carrière dans le football.

 

«S’il décroche un contrat à 17 ans, c’est qu’il aura un salaire, même s’il ne jouera pas. Au pire des cas, s’il n’aura pas sa place dans l’effectif seniors de Tottenham, il trouvera facilement un club preneur parmi les moins forts de la Premier League ou, à tout casser, en Championship (deuxième division).

 

Dans un cas extrême, au ca où il serait dans le besoin, il pourrait toujours aller jouer en Algérie où, vu le niveau actuel, il aurait sa place avec le cigare. Donc, il lui suffit seulement de décrocher un contrat à ses 17 ans pour qu’il soit assuré d’avoir un revenu dans le football. A ce moment-là, j’aurais le sentiment d’avoir fait mon devoir de père.»

«Un Algérien dans le berceau  du football,  c’est ma fierté

 

Ce raisonnement est valable dans le pire des scénarios, celui qui verrait Salim ne pas accéder, en dépit d’un contrat professionnel, au groupe des seniors. Toutefois, les observateurs sont catégoriques : s’il continue dans sa progression, il jouera forcément dans un grand club.

 

Pourquoi pas à Arsenal, le club du quartier où il habite et que beaucoup d’Algériens du nord de Londres supportent ? Arsène Wenger a des yeux partout et il a le don de repérer les talents précoces. En tout cas, son père est fier d’une chose : «Un Algérien né au pays est en passe de s’imposer dans le berceau du football et au sein du meilleur championnat au monde.» Touchons du bois et gare au mauvais œil !
F. A-S.

 

La fierté des Algériens de Holloway Road et de Finsbury Park

 

Pour soutirer quelques mots à Salim Hassaïne, il faut des tonnes de patience, tellement il est timide et réservé. «C’est son caractère : il est introverti. Le contraire de sa sœur qui, elle, est plus sociable. Même à la maison, il ne parle pas beaucoup», affirme sa maman.

 

N’empêche que sur le terrain, il est sacrément plus loquace ! Il fait parler son pied gauche, très bavard lorsqu’il s’agit de marquer des buts. Ses points forts : une bonne protection du ballon, un sens du dribble développé, surtout lorsqu’il est lancé, une vitesse de pointe très appréciable (il aurait pu être sprinteur) et l’efficacité devant le but adverse.

 

Ses points faibles : une silhouette encore frêle (avec les Anglais, il faut être costaud pour résister aux impacts physiques) et une légère tendance quelques fois à s’oublier en jouant pour soi-même (c’est algérien). Ce qui est certain, c’est qu’il fait la fierté de Finsbury Park et de Holloway Road, les quartiers des Algériens de Londres, situés à quelques dizaines de mètres de Highbury et de l’Emirates Stadium, l’ancien et le nouveau stades d’Arsenal. Nadir voit le joueur aller très loin.

 

«Pourquoi pas chez nous, à Arsenal ?», prédit-il. «Même s’il part à Manchester United, nous serions contents pour lui. L’essentiel est qu’un Algérien de chez nous nous honore.» En observateur des matches de Salim Hassaïne, il est dithyrambique. «Vraiment, il est épatant ! Je ne dis pas cela parce que c’est oulid bladi ou parce que je connais son père. Il a vraiment du talent. Et puis, ce pied, gauche… !» Hakim, autre Algérien, du quartier, n’en pense pas moins. «Il est vraiment doué. Pourvu juste qu’il soit épargné par le mauvais œil.»

«Nous  le voulons  à Arsenal,  le club du quartier»

Pour Nadir, Hakim, Kamel et plein d’autres Algériens réglos ou clandestins rencontrés à Holloway Road, l’espoir demeure de voir un jour Salim jouer juste à côté, à l’Emirates Stadium, avec Arsenal. Un vœu que partage le père. «Lorsque j’emmène mon fils à l’académie, je mets un bonnet de Tottenham, pour tromper l’ennemi, mais dans le quartier, c’est Arsenal», confie-t-il avec le sourire.

 

Il faut dire que la rivalité entre les deux clubs phares du nord de Londres est féroce, mais c’est Arsenal qui est le plus prestigieux. «La réglementation interdit à un jeune d’une Académie de discuter avec une autre Académie tant que la saison n’est pas achevée. J’ai bon espoir que d’ici un an ou deux, si Salim poursuit sa progression, Arsenal se manifestera.»

«Je connais…le Mouloudia !

 

Les sélections de jeunes pour l’algérianiser davantage

Reste la question clef : Salim jouera-t-il pour l’Algérie ou bien pour l’Angleterre ? «Ce sera à lui, une fois majeur, d’en décider. Moi, je préconise qu’il soit convoqué, dans un an, dans la sélection algérienne des -17 ans. Cela n’engage à rien, car il a jusqu’à l’âge de 21 ans pour faire un choix définitif. Chez les sélections de jeunes, il pourra se mettre dans le bain de l’Algérie.» Il faut dire que Salim ne parle pas l’arabe. Il le comprend, mais ne le parle pas, surtout pas devant ses parents. «Je sais que lorsque nous partons en vacances à Alger, il l’apprend et le parle avec ses amis et ses cousins. C’est pour ça que je crois que c’est dans les sélections de jeunes qu’il pourra s’imprégner davantage de l’amour de l’Algérie.»
F. A-S.

Les Hassaïne, 4 générations  de Mouloudéens

Les Hassaïne sont des Mouloudéens pure souche. «Des Mouloudéens, pas des Chnaoua !», précise Réda, le père de Salim. «Je n’aime pas le vocable Chnaoua. C’est barbare pour un club aussi noble.» L’arrière-grand-père maternel de Salim est Sid-Ahmed Andaloussi.

 

Lorsque le dossier administratif pour la création du MCA allait être déposé auprès de l’administration coloniale en 1921, c’est lui qui, usant de ses fonctions à la mairie d’Alger, avait envoyé une lettre à la tutelle en France pour défendre la création de cette association et convaincre le pouvoir français du bien-fondé de son existence.

 

Le grand-père paternel du garçon est Mohamed Hassaïne, membre de la direction du MCA à la fin des années 60 et au début des années 70, à l’époque de l’âge d’or du MC Alger qui avait vu le club notamment remporter la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1976.

 

Son père, Réda Hassaïne, a été joueur au MCA dans les jeunes catégories, avant d’arrêter sa carrière pour se consacrer à ses études.«Je veux qu’il porte le maillot du MCA même pour un seul match !»
Salim est donc la quatrième génération de Mouloudéens. En vérité, il ne l’est pas tout à fait, car il n’a jamais joué au MCA, mais son père veut que cela se réalise un jour.

 

«J’ai le Mouloudia dans le sang et je ne serai jamais complètement heureux tant que mon fils n’aura pas porté ce maillot qui m’est si cher», assure-t-il. Pour un joueur aussi doué, est-il pensable qu’il laisse tomber une carrière prometteuse dans le haut niveau rien que pour satisfaire le désir de son père «Non, je ne suis pas égoïste à ce point», se défend Réda. «J’aimerais juste qu’il joue un jour pour le MCA, même si ce serait à la fin de sa carrière. Même pour un match amical ! Avant même qu’il ne naisse, j’ai nourri ce rêve. Je serais déçu s’il ne se concrétisait pas un jour.»

Salim «Z’kara fi… Boutamine

Le choix du prénom Salim est loin d’être fortuit. Plus même : son choix a été en gestation dans l’esprit de Réda Hassaïne tout au long de la gestation du fœtus dans le ventre de la mère. «Etant Mouloudéen dans l’âme, mes rivaux naturels sont bien sûr les supporters de l’USMA. Cela m’irritait beaucoup, à l’époque, que «al âdyane» chantent, à l’occasion des derbies, à la gloire de Salim Boutamine qui a fait de grands matches contre le MCA. Alors, j’ai voulu prendre ma revanche», explique-t-il avec le sourire. La vengeance consistait à enfanter un joueur qui ferait taire les supporters usmistes. «Lorsque l’échographie avait révélé que mon épouse attendait un garçon, j’ai tout de suite choisi le prénom : Salim. Je me suis mis à chantonner dans ma tête et j’ai vu que Salim Hassaïne rimait presque avec Salim Boutamine. C’était décidé : je voulais qu’un jour, les supporters du Mouloudia scandent le nom de Salim, mais un Salim qui ferait oublier Salim Boutamine.» Pour son malheur (ou son bonheur ?), son fils Salim est appelé sans doute à jouer à un niveau beaucoup plus haut que le championnat national. Une petite consolation : l’un des rivaux d’Arsenal, le club dans lequel son fils veut jouer (et qui est également son club préféré en Angleterre), est Manchester United dont les couleurs sont comme celles de l’USMA, le rouge, le blanc et le noir. Qui sait ? Peut-être Salim sera-t-il le bourreau des Red Devils…

«Super Salim»  Hassaïne,

un Algérien …

…de 15 ans à Tottenham

http://www.elheddaf.com/voir-pdf.php?pdf=73

 

 

 

   «Je connais Zidane, Nasri, Bouazza…

     et le Mouloudia !»  

Un Algérien né en Algérie et évoluant à Tottenham Hotspurs Academy, est-ce une blague ? Non, ce n’est pas un poison d’avril. A 15 ans, Salim Hassaïne est bel et bien l’un des joueurs phares de l’académie du célèbre club anglais.

Gravissant les échelons un par un, il est parvenu à la porte de la Premier League, le plus prestigieux championnat de football au monde. Le Buteur est allé à la rencontre de cet espoir inconnu du football algérien que les journalistes de Londres ont affublé du surnom de «Super Salim».

 

Champion scolaire à 7 ans

 

 

 

 

Né le 8 février 1994 à Raïs Hamidou (ex-Pointe Pescade) à Alger, Salim Hassaïne ne sentira pas longtemps l’air marin de la Méditerranée. En effet, alors qu’il a presque six mois, il quitte l’Algérie avec ses parents, tous deux journalistes, pour s’installer à Londres. Son histoire d’amour avec le ballon débute alors qu’il commençait à peine à marcher. N’est-il pas dans le pays qui a vu naître le football ?

 

«J’ai lu sur Le Buteur le reportage consacré au petit prodige algérien de Roubaix, Madïn, et j’ai visionné des vidés sur lui. Je peux vous assurer que Salim était comme lui lorsqu’il était enfant», se souvient Réda, le père. Une scène demeure gravée dans sa mémoire : Salim descendant les marches menant vers la petite courette de leur ancienne demeure en faisant des roulettes à la Zidane avec le ballon.

 

«Je voyais qu’il aimait jouer avec un ballon, mais je pensais que cela ne dépasserait pas le stade du loisir et de l’amusement de gosse.» Mais voilà qu’un petit événement lui fait définitivement comprendre que c’était plus sérieux qu’un loisir. «Un jour, alors qu’il avait 7 ans, il est rentré de l’école avec deux coupes dans les mains.

 

C’était celles de Champion Soccer School (champion scolaire) et Star Pupil (meilleur élève footballeur). Je lui ai demandé ce que c’était, et il m’a dit que son équipe à l’école a été sacrée championne scolaire de la commune et qu’il avait été désigné meilleur joueur. Là, j’ai décidé de le placer dans des écoles de football pour voir jusqu’où il pouvait aller.» 

 

39 buts à sa première saison, 47 à sa troisième :

 

           C’est «Super Salim » !

 

 

 

 

Première école, en 2002 : Hawks Athletic, dans le borrow (district) de Islington, dans le nord de Londres. Sa première saison est tonitruante : meilleur joueur de la saison, 39 buts inscrits et finaliste de la Challenge Cup dont il a été désigné homme du match grâce aux deux buts qu’il a inscrits.

 

Cela ne pouvait mieux commencer. La deuxième saison est à peine moins brillante : meilleur joueur de la saison avec «seulement» 34 buts inscrits ! C’était clair : Hawks Athletic n’était pas de son niveau. «Je l’ai alors fait passer à un niveau supérieur en le plaçant dans un club de jeunes plus huppé : Highbury Falcons.

 

 

 

Le résultat a été foudroyant : meilleur joueur de la saison avec… 47 buts inscrits !», raconte le papa non sans une fierté légitime. La saison d’après (2005-2006), Salim Hassaïne passe un cran au-dessus en jouant dans une académie de football, Independant Football Academy, très connue dans le nord de Londres. Là, le petit Algérien, âgé alors de 11 ans et demi, remporte son premier titre : la FA London County Cup.

 

Comme lors des années précédentes, il fait preuve d’un panache rare dans ses prestations, faisant des merveilles avec son pied gauche, son arme fatale. Même la presse locale est emballée par le petit prodige et lui donne le surnom de «Super Salim». C’était d’autant plus impressionnant que Independant Football Academy est l’une des écoles de jeunes dans lesquelles puisent les gros noms du football londonien.

 

 

 

 

     Vainqueur et meilleur joueur 

 

   du Tournoi d’Arsenal avec Fulham

 

 

Alors, le petit Hassaïne sera-t-il sollicité par Arsenal, le club phare du nord de Londres et, surtout, son club de cœur ? Pas encore, car «Arsène Wenger ne s’intéresse à un jeune joueur qu’une fois qu’il a 16 ans», explique Réda Hassaïne.

 

Ce dernier choisit pour son fils un club où il pourrait avoir sa chance : Fulham, club de l’ouest de Londres propriété de l’Egyptien Mohamed Al Fayad. Une question lui turlupinait l’esprit : Salim parviendra-t-il à s’imposer au sein de l’académie d’un vrai club de l’élite anglaise ou bien son niveau est-il seulement celui des académies de quartiers ?

 

La réponse arrive dès la première saison : il remporte avec Fulham le Tournoi d’Arsenal, célèbre tournoi annuel regroupant les académies de football de la capitale anglaise, en inscrivant pas moins de 6 buts. Plus même : il est élu meilleur joueur du tournoi.

 

 

C’est tout aussi naturellement qu’à la fin de saison, la Fulham FC Academy le désigne comme son meilleur joueur de l’année. «C’est à ce moment-là que j’ai été définitivement convaincu qu’il a le niveau pour s’imposer en Angleterre», assure son papa. «Il a gravi tous les échelons en commençant de l’équipe de son école. A chaque cap franchi, on se demandait s’il avait atteint ses limites, mais il montrait davantage de talent année après année. Sa marge de progression est encore énorme.»

 

 

Cette assurance est renforcée par une prestation plus qu’honorable, durant la même saison, à un tournoi international, le Tournoi Pisani, à Florence (Italie), avec la participation des académies du Milan AC, de Pise, d’Empoli et de la Juventus. C’était son premier tournoi international et il y a inscrit 4 buts. Il prend part à ce même tournoi la saison d’après (2007-2008), marquant 3 buts, et aussi au Tournoi de Barcelone avec la participation de Salamanca et de Gymnasium, inscrivant 2 buts.

 

 

 

 

Anderlecht le prend,  mais il ne s’adapte pas

 

 

Après deux saisons pleines à Fulham, il est clair que Salim Hassaïne commence à attirer l’attention des recruteurs des grands clubs. L’été dernier, l’un d’eux se manifeste, celui de Tottenham. Le challenge est intéressant pour plusieurs raisons : Tottenham est plus huppé que Fulham, de nombreux grands joueurs sont sortis de l’académie de Tottenham et, surtout, c’est un club du nord de Londres, dont l’académie n’est pas loin du quartier où habitent les Hassaïne.

 

Or, le père du joueur reçoit une offre d’emploi à la Commission européenne, à Bruxelles. Comme il voulait suivre l’évolution sportive de son fils, il l’emmène avec lui en Belgique et l’inscrit à Anderlecht, le plus prestigieux des clubs belges. «Anderlecht l’a pris tout de suite. Le club était tout content de l’avoir.»

 

Le hic est que Salim n’est jamais parvenu à s’adapter à la vie bruxelloise. Le handicap de la langue, en dépit de ses efforts pour apprendre le flamand (le néerlandais) et le français, le changement d’habitudes et d’environnement et une scolarité pas évidente dans un nouveau pays l’ont fait détester la Belgique. «Vraiment, il ne se sentait pas à l’aise. Alors, pour ne pas briser son élan dans le football, j’ai quitté mon poste à la Commission européenne en décembre dernier et je suis rentré à Londres avec lui. C’est un sacrifice que j’ai fait, mais si on ne se sacrifie pas pour son fils, pour qui le ferait-on ?»

 

 

 

Sollicité par Tottenham, il s’éclate

 

 

 

Une fois rentré en Angleterre, Réda Hassaïne reprend langue avec le recruteur de Tottenham et lui dit si sa proposition tient toujours. La réponse est positive. Ainsi, Salim est désormais à l’académie de Tottenham dans laquelle il a retrouvé ses sensations. Normal, car il a retrouvé son environnement !

 

 

«Voyez comme il est bon !», nous dit son père en nous montrant son fils en plein entraînement à l’académie. A 15 ans, l’objectif désormais est de bien tenir encore deux ans, car c’est à l’âge de 17 ans qu’un jeune joueur signe son premier contrat professionnel… s’il fait partie des chanceux qui seront retenus.

 

«Regardez : ils sont une vingtaine ou une trentaine de son âge, sans compter tous les autres qui évoluent dans d’autres catégories d’âge. Il se pourrait que personne d’entre eux ne soit retenu par Tottenham, une fois ayant atteint leurs 17 ans. C’est très dur, le haut niveau. Moi, j’ai bon espoir pour Salim, car lorsque Tottenham m’a contacté à son sujet, il était leur premier choix parmi 200 joueurs suivis.»

 

 

Objectif : signer un contrat  pro à 17 ans

 

 

L’optimisme de Réda est mesuré, mais il est réel. Sa plus grande fierté ? «C’est d’entendre des gens dire, lorsque j’assiste aux matches, que Hassaïne est un joueur fabuleux. Vous ne pouvez pas imaginer mon bonheur à cet instant-là. Il faut être père pour comprendre ça. Et moi, je leur dis, fièrement : il est Algérien et musulman.» C’est qu’il a beaucoup souffert ces dernières années pour que son fils perce. «Je lui donne tout ce qui peut l’aider dans sa carrière. Je satisfais le moindre de ses besoins : souliers, ballons, transport… Sa mère s’occupe de sa scolarité et moi de son évolution dans le football.

 

J’en suis même arrivé à adapter mon travail et mon emploi du temps à ses horaires d’entraînement, car comme les terrains d’entraînement sont à la périphérie de la ville, on ne peut y aller qu’en voiture. Je l’attends chaque jour à la sortie de l’école pour l’emmener à la salle couverte où il s’entraîne en semaine et, chaque samedi, je me réveille tôt pour l’emmener au terrain en plein air de l’académie. Je fais cela inlassablement tous les jours avec un seul objectif : qu’il décroche un contrat professionnel dans deux ans, à l’issue de sa formation.»

 

Si cela se faisait, ce serait un aboutissement et l’assurance d’une carrière dans le football.

 

«S’il décroche un contrat à 17 ans, c’est qu’il aura un salaire, même s’il ne jouera pas. Au pire des cas, s’il n’aura pas sa place dans l’effectif seniors de Tottenham, il trouvera facilement un club preneur parmi les moins forts de la Premier League ou, à tout casser, en Championship (deuxième division).

 

Dans un cas extrême, au ca où il serait dans le besoin, il pourrait toujours aller jouer en Algérie où, vu le niveau actuel, il aurait sa place avec le cigare. Donc, il lui suffit seulement de décrocher un contrat à ses 17 ans pour qu’il soit assuré d’avoir un revenu dans le football. A ce moment-là, j’aurais le sentiment d’avoir fait mon devoir de père.»

 

 

 

 

«Un Algérien dans le berceau  du football,

 

             c’est ma fierté

 

 

 

 

Ce raisonnement est valable dans le pire des scénarios, celui qui verrait Salim ne pas accéder, en dépit d’un contrat professionnel, au groupe des seniors. Toutefois, les observateurs sont catégoriques : s’il continue dans sa progression, il jouera forcément dans un grand club.

 

Pourquoi pas à Arsenal, le club du quartier où il habite et que beaucoup d’Algériens du nord de Londres supportent ? Arsène Wenger a des yeux partout et il a le don de repérer les talents précoces. En tout cas, son père est fier d’une chose : «Un Algérien né au pays est en passe de s’imposer dans le berceau du football et au sein du meilleur championnat au monde.» Touchons du bois et gare au mauvais œil !
F. A-S.

 

La fierté des Algériens de Holloway Road

 

            et de Finsbury Park

 

 

 


 

Pour soutirer quelques mots à Salim Hassaïne, il faut des tonnes de patience, tellement il est timide et réservé. «C’est son caractère : il est introverti. Le contraire de sa sœur qui, elle, est plus sociable. Même à la maison, il ne parle pas beaucoup», affirme sa maman.

 

N’empêche que sur le terrain, il est sacrément plus loquace ! Il fait parler son pied gauche, très bavard lorsqu’il s’agit de marquer des buts. Ses points forts : une bonne protection du ballon, un sens du dribble développé, surtout lorsqu’il est lancé, une vitesse de pointe très appréciable (il aurait pu être sprinteur) et l’efficacité devant le but adverse.

 

Ses points faibles : une silhouette encore frêle (avec les Anglais, il faut être costaud pour résister aux impacts physiques) et une légère tendance quelques fois à s’oublier en jouant pour soi-même (c’est algérien). Ce qui est certain, c’est qu’il fait la fierté de Finsbury Park et de Holloway Road, les quartiers des Algériens de Londres, situés à quelques dizaines de mètres de Highbury et de l’Emirates Stadium, l’ancien et le nouveau stades d’Arsenal. Nadir voit le joueur aller très loin.

 

«Pourquoi pas chez nous, à Arsenal ?», prédit-il. «Même s’il part à Manchester United, nous serions contents pour lui. L’essentiel est qu’un Algérien de chez nous nous honore.» En observateur des matches de Salim Hassaïne, il est dithyrambique. «Vraiment, il est épatant ! Je ne dis pas cela parce que c’est oulid bladi ou parce que je connais son père. Il a vraiment du talent. Et puis, ce pied, gauche… !» Hakim, autre Algérien, du quartier, n’en pense pas moins. «Il est vraiment doué. Pourvu juste qu’il soit épargné par le mauvais œil.»

 

 

«Nous  le voulons  à Arsenal,  le club du quartier»

 


 

Pour Nadir, Hakim, Kamel et plein d’autres Algériens réglos ou clandestins rencontrés à Holloway Road, l’espoir demeure de voir un jour Salim jouer juste à côté, à l’Emirates Stadium, avec Arsenal. Un vœu que partage le père. «Lorsque j’emmène mon fils à l’académie, je mets un bonnet de Tottenham, pour tromper l’ennemi, mais dans le quartier, c’est Arsenal», confie-t-il avec le sourire.

 

Il faut dire que la rivalité entre les deux clubs phares du nord de Londres est féroce, mais c’est Arsenal qui est le plus prestigieux. «La réglementation interdit à un jeune d’une Académie de discuter avec une autre Académie tant que la saison n’est pas achevée. J’ai bon espoir que d’ici un an ou deux, si Salim poursuit sa progression, Arsenal se manifestera.»

 

 

 

«Je connais…le Mouloudia !»

 

 

 

 

Les sélections de jeunes pour l’algérianiser davantage

 

 

Reste la question clef : Salim jouera-t-il pour l’Algérie ou bien pour l’Angleterre ? «Ce sera à lui, une fois majeur, d’en décider. Moi, je préconise qu’il soit convoqué, dans un an, dans la sélection algérienne des -17 ans. Cela n’engage à rien, car il a jusqu’à l’âge de 21 ans pour faire un choix définitif. Chez les sélections de jeunes, il pourra se mettre dans le bain de l’Algérie.» Il faut dire que Salim ne parle pas l’arabe. Il le comprend, mais ne le parle pas, surtout pas devant ses parents. «Je sais que lorsque nous partons en vacances à Alger, il l’apprend et le parle avec ses amis et ses cousins. C’est pour ça que je crois que c’est dans les sélections de jeunes qu’il pourra s’imprégner davantage de l’amour de l’Algérie.»
F. A-S.

 

 

Les Hassaïne, 4 générations  de Mouloudéens

 

 

Le grand pere de salim avec Bencheikh, Bousri et Merzekane

 

Les Hassaïne sont des Mouloudéens pure souche. «Des Mouloudéens, pas des Chnaoua !», précise Réda, le père de Salim. «Je n’aime pas le vocable Chnaoua. C’est barbare pour un club aussi noble.» L’arrière-grand-père maternel de Salim est Sid-Ahmed Andaloussi.

 

Lorsque le dossier administratif pour la création du MCA allait être déposé auprès de l’administration coloniale en 1921, c’est lui qui, usant de ses fonctions à la mairie d’Alger, avait envoyé une lettre à la tutelle en France pour défendre la création de cette association et convaincre le pouvoir français du bien-fondé de son existence.

 

Le grand-père paternel du garçon est Mohamed Hassaïne, membre de la direction du MCA à la fin des années 60 et au début des années 70, à l’époque de l’âge d’or du MC Alger qui avait vu le club notamment remporter la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1976.

 

Son père, Réda Hassaïne, a été joueur au MCA dans les jeunes catégories, avant d’arrêter sa carrière pour se consacrer à ses études.«Je veux qu’il porte le maillot du MCA même pour un seul match !»
Salim est donc la quatrième génération de Mouloudéens. En vérité, il ne l’est pas tout à fait, car il n’a jamais joué au MCA, mais son père veut que cela se réalise un jour.

 

«J’ai le Mouloudia dans le sang et je ne serai jamais complètement heureux tant que mon fils n’aura pas porté ce maillot qui m’est si cher», assure-t-il. Pour un joueur aussi doué, est-il pensable qu’il laisse tomber une carrière prometteuse dans le haut niveau rien que pour satisfaire le désir de son père «Non, je ne suis pas égoïste à ce point», se défend Réda. «J’aimerais juste qu’il joue un jour pour le MCA, même si ce serait à la fin de sa carrière. Même pour un match amical ! Avant même qu’il ne naisse, j’ai nourri ce rêve. Je serais déçu s’il ne se concrétisait pas un jour.»

 

 

Salim «Z’kara fi… Boutamine»

 

 

 

 

 

Le choix du prénom Salim est loin d’être fortuit. Plus même : son choix a été en gestation dans l’esprit de Réda Hassaïne tout au long de la gestation du fœtus dans le ventre de la mère. «Etant Mouloudéen dans l’âme, mes rivaux naturels sont bien sûr les supporters de l’USMA. Cela m’irritait beaucoup, à l’époque, que «al âdyane» chantent, à l’occasion des derbies, à la gloire de Salim Boutamine qui a fait de grands matches contre le MCA. Alors, j’ai voulu prendre ma revanche», explique-t-il avec le sourire. La vengeance consistait à enfanter un joueur qui ferait taire les supporters usmistes. «Lorsque l’échographie avait révélé que mon épouse attendait un garçon, j’ai tout de suite choisi le prénom : Salim. Je me suis mis à chantonner dans ma tête et j’ai vu que Salim Hassaïne rimait presque avec Salim Boutamine. C’était décidé : je voulais qu’un jour, les supporters du Mouloudia scandent le nom de Salim, mais un Salim qui ferait oublier Salim Boutamine.» Pour son malheur (ou son bonheur ?), son fils Salim est appelé sans doute à jouer à un niveau beaucoup plus haut que le championnat national. Une petite consolation : l’un des rivaux d’Arsenal, le club dans lequel son fils veut jouer (et qui est également son club préféré en Angleterre), est Manchester United dont les couleurs sont comme celles de l’USMA, le rouge, le blanc et le noir. Qui sait ? Peut-être Salim sera-t-il le bourreau des Red Devils…

 

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